Activités

Le comité de pilotage de Yaoundé met le projet sur les rails


De bons augures pour atteindre efficacement les objectifs

Le premier comité de pilotage du projet « Briser le silence, lever les tabous, mieux informer sur les violences basées sur le genre en Afrique de l'Ouest et au Cameroun » s’est tenu ce mardi à Yaoundé avec les associations ouest africaines associées au projet.

A cette occasion, les parties prenantes au niveau national de chacun des pays du projet ont partagé leur expérience sur les réalités des manquements au Droits de l’Homme.

Du Sénégal au Cameroun en passant par la Mauritanie et le Mali, le constat est le même : les violences existent et perdurent. Les acteurs et les victimes sont aussi la cible de multiples agressions morales et parfois physiques. Elles n’ont pas souvent accès aux médias.

Les échanges tenus ce 29 avril ont permis de voir les similitudes et les différences de manifestations et de prise en charge des violences et des non respects observés.

Cela a permis de voir la pertinence des activités proposées dans la mise en œuvre du projet. A travers ces activités prévues, chaque partenaire pourra s’approprier les objectifs et identifier les cibles idoines pour une meilleure prise en compte des droits humains chacun selon la spécificité de ses causes défendues.

Des discussions à bâtons rompus, des actes concrets et des attentes clairement exprimées de part et d’autres ont permis de définir la ligne de conduite à tenir par les parties prenantes. Malgré les difficultés envisagées, l’engouement pour une réussite totale des actions est perceptible.

Le Cameroun, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal comptent parmi les pays ouest africains à avoir ratifié la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et signé le protocole de Maputo (2003) relatif aux droits des femmes. Pourtant les violences basées sur le genre y constituent encore un problème important.

Rappel : Pour ce projet, les actions se concentreront sur trois axes :

- Renforcer les capacités et les moyens en communication des défenseurs des victimes des violences basées sur le genre, à travers : un atelier régional sur « communication et discrimination » ; des formations à la formulation de stratégies de communication, aux médias sociaux et aux témoignages vidéo ; un plaidoyer auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).

 - Appuyer les défenseurs de ces victimes à produire et diffuser leurs propres informations à travers : la publication de rapports annuels sur les violences répertoriées ; la construction d’outils de communication et de diffusion au moyen de nouvelles technologies.

- Sensibiliser et former les médias à une information équilibrée et professionnelle sur les violences basées sur le genre par des ateliers destinés aux journalistes et des journées anti-discrimination.

Les partenaires : Cameroun : Association de lutte contre les violences faites aux femmes (ALVF). Mali : Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO). Mauritanie : Association des femmes chefs de famille (AFCF). Sénégal : Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO)

 Partenaires associés : Cameroun : ACAFEJ, ADEFHO. Mali: AJM. Sénégal: réseau Siggil Jigeen