Publications
Qui sommes-nous ?
Mission
Organisation
Contacts
Panos dans le monde
Rapports d’activités
L’IPAO dans la presse
Offres d’emploi
Nos programmes
Pluralisme de l’information
Politiques et usages du numérique
Société civile et bonne gouvernance
Paix et diversités
Globalisation
Unité éditoriale multimédia
Publications
Livres Toutes les études menées et publiées par l'IPAO.
Flamme d’Afrique Quotidien évènementiel couvrant la participation africaine aux événements internationaux
Médi@ctions Bulletin trimestriel sur les enjeux des médias en Afrique.
Archives
Répertoires
Médias Presse, Radio et Télévision en Afrique de l'Ouest
Organisations professionnelles Agences de presse, centres de formation, portails d'information, organisations de journalistes, ...
Législations Lois et règlements sur les médias
Outils
Plan du site
Syndication RSS
Contribuez
Sites spécialisés
CIPACO

Centre sur les politiques internationales des TIC Afrique du centre et de l’ouest

Panos audio

Banque de programme radio

Haayo ! mediaTIC

Les médias ouest-africains et les enjeux des TIC

Plate-forme de blogs de l’IPAO

Créez votre blog !

Le compte Twitter de l’IPAO

Les actualités de l’IPAO en direct

SenGouv

Bonne gouvernance et participation citoyenne au Sénégal

Accueil > Publications > Médi@ctions > n°34 - Radios communautaires : cafouillages sur les ondes

fontsizedown
fontsizeup
envoyer l'article par mail

Mariama Keita, Présidente du Conseil supérieur de la communication du Niger : "La presse nigérienne a besoin d’être assainie"

Le Niger opère une révolution dans la gestion du monde de la communication, avec l’élection d’une femme à la présidence du nouveau Conseil supérieur de la Communication. Installée le 19 mars 2003, Mme Mariama Kéfta n’est pas un’importe qui ». A 57 ans, elle traîne une longue histoire dans le monde des médias, étant la première voix féminine de la radio au Niger dans les années 60. Une expérience qui doit lui servir devant les objectifs qu’elle se fixe à la tête de l’instance de régulation des médias au Niger : « innover » ef « faire la différence » dans la gestion de l’institution.

Média..at..ctions : Depuis la création du Conseil supérieur de la communication en 1992, vous êtes la première femme à accéder à la présidence de l’institution. En quoi pensez-vous apporter un plus ?

Mme Mariama Keïta : Ma première ambition, c’est la réussite de la mission dont je suis investie. Le Conseil supérieur de la communication (Csc) est un organe de régulation en matière de communication, notamment des médias audiovisuels, de presse écrite et publicité, et j’ambitionne d’innover en matière de transparence, de collégialité et de programmes d’activité à court, moyen et long terme. Mais je compte surtout faire la différence en ayant comme bréviaire le droit, donc l’application stricte des textes et lois qui régissent le Csc.

Vous êtes entrée dans la presse à un moment où le pluralisme médiatique n’existait pas encore. Comment percevez-vous aujourd’hui la presse nigérienne par rapport aux missions qui vous apparaissent comme devant être les siennes ?

On se trouve devant une presse libre, jeune et diversifiée. Du fait de sa jeunesse, bien qu’elle remplisse une partie de sa mission en voulant ou en tentant de moraliser la gestion de la cité, son inexpérience lui fait commettre certaines erreurs d’éthique et de déontologie. Mais, dans l’ensemble, avec un bon encadrement et un suivi régulier, elle pourra redresser la barre et devenir une des meilleures presses de la sous-région.

Les partis politiques, notamment de l’opposition, et les associations de la société civile se plaignent souvent de la faible couverture sinon de la censure de leurs activités par les médias publics. Comment comptez-vous assurer un équilibre dans l’accès aux médias ?

La loi qui régit le Conseil supérieur de la communication garantit l’accès équitable des partis politiques, des syndicats, des associations et même des citoyens aux médias publics. La solution au déséquilibre nous appartient en partie. De manière définitive, cela dépendra du temps et de la volonté des acteurs incriminés de vouloir changer. Dès lors, je pense, les journalistes professionnels traiteraient l’information de manière équitable et judicieuse.

Depuis le début du processus démocratique au Niger, l’Etat prévoit chaque année, dans le budget national, un fonds d’appui à la presse. Mais ce fonds, qui doit être géré par le Csc, n’a jamais été mis à la disposition des médias. Où se situe le blocage ?

Au Conseil supérieur de la communication, notre préoccupation sera d’entrer en possession de ce fonds et de le mettre à la disposition des médias, selon des critères arrêtés de commun accord avec les acteurs et cela de manière équitable.

Au niveau des médias privés, il règne une certaine pagaille. Le Csc peut-il aider à réglementer l’accès à la profession ?

Nous avons un important chantier sur ce plan. Il consiste, entre autres, à renforcer les capacités des acteurs, à travers la formation, des colloques, la mise à réseau Internet ainsi que des échanges qui permettront de relever le niveau de uns et des autres, et partant, améliorer la qualité de l’information. Et pour mettre fin à la pagaille, comme vous dites, le Csc va procéder à un assainissement du milieu de la communication pour que seuls ceux qui auront la qualité de journaliste professionnel, telle que définie par la loi, puissent exercer ce métier sur l’ensemble du territoire national. A ce sujet, le Conseil supérieur de la communication procédera à la délivrance de la carte de presse à ceux qui rempliront les conditions requises pour exercer le métier et ce, conformément à la loi.

Chaque année, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la presse, le 3 mai, des organisations professionnelles des médias demandent la dépénalisation des délits de presse. Quelle est votre position par rapport à cette préoccupation ?

Vous avez dit tantôt qu’il y a désordre dans le milieu de la presse. Donc il faudra y mettre de l’ordre. Dans ce dessein, il faudra nécessairement prévoir des mesure dissuasives pour éviter ou liçiiter les éventuels dérapages. Bien sûr, l’idéal, aurait été qu’on ne puisse pas parler de pénalisation de délits de presse. Pour cela, nous devons d’abord nous assurer d’avoir affaire à des journalistes professionnels qui connaissent et respectent l’éthique, la déontologie et la Charte des journalistes professionnels du Niger.

Mis à jour le 1er avril 2003

Haut de page

IPAO - 6 rue Calmette, BP 21132 Dakar (Sénégal) - Tél : (221) 33.849.16.66 - Fax : (221) 33 822.17.61 - panos@panos-ao.org

Adresse du document : http://www.panos-ao.org/ipao/spip.php?article2540
Extrait du site de l' Institut PANOS Afrique de l’Ouest : http://www.panos-ao.org

IPAO - 6 rue Calmette, BP 21132 Dakar (Sénégal) - Tél : (221) 33.849.16.66 - Fax : (221) 33 822.17.61 - panos@panos-ao.org