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Accueil > Publications > Flamme d’Afrique > Forum Social Mondial polycentrique de Bamako (Mali)

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POINT DE PRESSE DU COMITE D’ORGANISATION : Donner la parole à la majorité silencieuse

Le coordinateur du Comité d’organisation du Forum social mondial polycentrique de Bamako, M.Mamadou Goïta a animé une conférence de presse hier. Cette première rencontre avec les médias a permis aux organisateurs de revenir sur les enjeux du forum et d’insister sur la nécessite de restaurer l’image de ce courant de pensée.

(Panos Infos) - La capitale malienne est le point de convergence de près de 30 000 participants au Forum social mondial polycentrique. Avec des acteurs du monde associatif, des parlementaires, des décideurs politiques, des artistes, des artisans, des paysans et de diverses couches sociales (femmes, jeunes, enfants), tous animés d’une seule volonté : proposer de solutions alternatives, une autre vision dans une perspective mondiale. Coordinateur du Comité d’organisation, Mamadou Goïta trouve qu’en se posant ainsi en Afrique le Fsm peut s’enrichir de la spécificité du continent. C’est pourquoi, soutient-il, il est de la responsabilité de l’ensemble des participants d’en faire un enjeu majeur pour le continent. « L’occasion est donné de s’exprimer pour que le contenu des travaux reflète ce défi. Il y’a un idéal à défendre, il appartient à Bamako de le démontrer », a-t-il déclaré.

Avec ce Fsm polycentrique, la volonté est manifeste d’intéresser la « majorité silencieuse », plus que jamais concernée par la lutte pour un monde moins exploiteur des pauvres. C’est ainsi que la parole sera donnée à ceux qui n’ont pas toujours l’occasion de s’exprimer. Près de 10 000 Maliens de l‘intérieur du pays sont conviés à cette fin, au nombre desquels des paysans, des pêcheurs, etc.

Dans les innovations, il est à noter la multiplication des espaces démocratiques. A ce titre, un « univers des femmes » a été créé pour aller au-delà des témoignages et permettre des échanges approfondies. Les jeunes ont également leur espace avec le camp international Thomas Sankara.Une université s’y tiendra pour une convergence sur les préoccupations de la jeunesse. Les débats seront enrichis par l’expérience des aînés. Ce qui est attendu, pour le président de la commission d’organisation, qui tenait hier un point de presse, c’est la richesse des débats, des propositions... et du processus. D‘où le caractère « populaire » de l’évènement qui sera accompagné par des artistes musiciens de renom comme Tiken Jah ou l’Américaine Tracy Chapman, selon M. Goïta.

Par rapport à l’utilité d’un tel forum, le coordinateur du Comité d’organisation souligne que le Fsm n’est pas une instance de décision. Il travaille à établir un espace de dialogue, de résistance et de propositions d’alternatives. En terme d’acquis. il a cité la lutte pour le coton africain, le combat pour l’annulation de la dette, sans compter tous les débats qui ont permis de connaître et de combattre les injustices. Avec la précision que le Fsm n’est pas « un mouvement de personnes aigries ; à preuve, l’engouement suscité au fil des ans. Il est un espace de débats et de pression pour faire changer l’ordre néolibéral imposé par des recommandations consensuelles ».

Marceline ILBOUDO

Mis à jour le 20 janvier 2006

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Adresse du document : http://www.panos-ao.org/ipao/spip.php?article3593
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